Pourquoi un financement participatif ?

April 9, 2019

Il y a tant de projets culturels et artistiques qu'on ne comprend pas toujours quelles sont les raisons de lancer un financement participatif pour un nouvel opus pour un orchestre à priori amateur. Bien qu'on perçoive que l'argent est un peu, beaucoup, le nerf de la guerre ! Mais tout le monde est tellement sollicité, alors est-ce vraiment utile et raisonnable ?

 

L'orchestre EMA Sauternes n'est pas un orchestre comme les autres. Il est essentiellement amateur, comme beaucoup d'autres, mais il est spécifique pour plusieurs raisons : il est encadré par de nombreux professionnels, qui passent beaucoup de temps, souvent sans compter, à former, encourager, entrainer, pousser, motiver, soutenir les musiciens amateurs. Ceux-ci jouent qui plus est sur instruments anciens. Et l'orchestre, pour ce faire, ne reçoit aucune subvention dédiée. C'est assez unique en France, il faut le dire. La scène est et reste le meilleur moteur qui soit pour tous. Surtout quand elle est un vrai partage avec le public, une quasi communion !

 

Alors on pourrait se contenter de donner des concerts peu onéreux, dans des petites salles, comme des auditions de fin d'année, sans aucune prétention. Car on l'entend parfois : vous êtes prétentieux à vouloir vous mettre sur le devant de la scène, alors que vous êtes surtout des amateurs... Mais ce n'est pas l'esprit de l'orchestre qui recherche une cohérence artistique de haute valeur, dans des projets forts, motivants pour tous, musiciens et public.

 

Tous ces projets ne sont donc rendus possibles que par des soutiens financiers, des mécènes privés, des donateurs qui permettent aux musiciens de jouer et de réjouir le public. Sans oublier l'impact que tout cela peut avoir auprès des plus jeunes générations.

 

Cette année, l'orchestre a décidé d'inviter des danseurs. Et un super soliste, en la personne de Bruno Benne. Pour un programme formidable autour d'une oeuvre trop peu connue de Jean-Féry Rebel, Les Caractères de la Danse. On ne pouvait pas l'éviter, l'opportunité de sa présence s'imposant alors comme un choix évident. Et de fil en aiguille, toujours dans la perspective de montrer, d'entrainer, d'éduquer, il a été proposé au Centre de Formation Professionnelle en Danse Adage, de Bordeaux, de participer à l'expérience.

 

Ce sont donc des rencontres croisées qui vont avoir lieu : croisement de genres, de styles, de générations, de musiques, pour une ouverture maximale, un émerveillement des yeux et des oreilles.

 

Alors si on voulait être à la hauteur de ce défi, il fallait mettre les moyens. Surtout que la ville de Bordeaux s'est engagée en mettant à disposition la fabuleuse Cour Mably pour la première. Inratable ! Donc pas d'autre choix que de faire appel à tous les généreux donateurs particuliers et entrepreneurs qui pensent que la culture ce n'est pas que quand tout va bien. C'est essentiel dans un monde souvent fracturé et en perte de racines. Et même en donnant 10 € on est un bâtisseur ! Même si on ne déduit pas des impôts...

 

Alors on ne se pose plus la question : bien sûr on est archi sollicités. Mais y a-t-il d'autres projets aussi enthousiasmants, dont on se sent aussi proche, et dont on peut toucher du doigt les effets ?

 

 

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